Discussion Utilisateur:Christof

Un article de Toulouse Sans Fil, un réseau wifi libre sur Toulouse.

[EN COURS DE REALISATION]

Quelques réflexions d'un candide (http://fr.wikipedia.org/wiki/Candide#R.C3.A9sum.C3.A9) (ie non-geek) sur le devenir du réseau TSF...

Un réseau est la concrétisation de deux volontés : l'une technique (les tuyaux = les liens wifi), l'autre sociale (mettant en relation des humains). TSF, émanation de geeks, tente d'abord de mettre en place d'abord les tuyaux. Le contenu suivra, me dit-on. Je ne crois pas que ce soit aussi simple, voici comment je vois les choses...

Tuyaux n'est pas réseau...

Aussi difficiles à réaliser soient-il, des tuyaux vides peuvent le rester. L'ingratitude de mise en oeuvre de nodes (nouer des contacts, monter plusieurs fois sur le toit, acheter du matériel, remonter l'installer, tester et remonter si nécessaire, puis recommencer ailleurs quand la personne chez qui cela a été fait quitte Toulouse...), cette ingratitude n'est pas nécessairement récompensée par un fonctionnement technique correct, dans la mesure où ce que nous (TSF) faisons n'a pas été documenté suffisemment, ou de manière très spécialisée, adaptée à un réseau particulier. J'ose croire que si cela avait été documenté, nos geeks ne galèreraient pas autant.

Un réseau, c'est les utilisateurs

Avec Adrien, lors de nos repérages du WE du 11 novembre, au cours desquels nous sommes passés chez des gens pas du tout geeks, mais qui auraient du contenu à diffuser, j'ai compris qu'il manque une extrémité à nos tuyaux : le social, c'est à dire le contenu que certains mettent disposition, et qui va inciter d'autres à nous renjoindre (en tant que nodiens et fournisseurs de contenus).

Un exemple ? Une psychologue clinicienne, co-compositrice et co-interprête pour guitare. Elle publie parfois dans des revues spécialisées et/ou intervient durant des colloques. Elle a auto-produit un CD et joue régulièrement avec une amie sur quelques scènes confidentielles toulousaines. Elle pourrait mettre en ligne elle même ses différentes productions, et plus particulièrement des enregistrements audio et vidéo, sur le réseau de TSF, à condition de lui offrir un moyen simple de publication (serveur Apache/php/MySql), car elle est loin d'être geekette (le geekisme l'intéresse pas).

Evidemment, me dira-t-on, c'est un exemple particulier... Je n'en suis pas si certain : qu'en savons nous ? Nous pourrions attirer, par la perspective d'autopublication (textes, musiques, concerts, créateurs audio-visuels, étudiants en multimédia ou beaux-arts, diffusion en streaming d'évènements...) des personnes et/ou des structures (assos, collectivités locales) qui insuffleraient du contenu dans notre réseau. Par contre, il est certain que ce serait à nous (TSF) de fournir le serveur, les services et le stockage (selon des modalités à définir). On en revient au début de ce qui a fait TSF : créer un intranet WiFi au-dessus des toits toulousains.

Retour au réseau-tuyaux (dont je ne cherche pas à minimiser l'importance).

Evidemment, sans tuyaux, pas de réseau TSF... La priorité devient de fixer nos choix sur un certain type de matériel, sans quoi nous ne pourrons pas proposer des installs de nodes faciles et un minimum standardisées. De plus, il nous faudrait présenter des résultats, en plus des projets, aux financeurs avec lesquels nous allons prendre contact.

On se trouve donc à partir d'un certain développement du réseau-tuyaux en présence de deux impératifs : l'un matériel, l'autre social, à mener de front simultanément. En cela, nous ne pouvons pas prétendre livrer "une cathédrale" finie avant de commencer à l'utiliser. Il nous faut mettre en oeuvre la stratégie "du bazar" (http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar.html d'après Eric S Raymond). Cette dernière approche implique que plus de personnes participent aux activités de TSF, ainsi qu'une coordination totale entre les 2 pôles d'action.

Le risque, à mes yeux, en continuant comme nous le faisons, est que nous allons à la disparition du réseau TSF par manque d'ambition, de moyens et de contenu sur le réseau. Depuis 3 ans, on ne peut pas dire que nous ayons vraiment créé un réseau (du moins pas en l'état) : le nombre de node n'augmente pas, le nombre d'adhérents guère plus... Cela peut certes paraître comme un constat pessimiste, mais je préfère passer pour un alarmiste à tort que comme on optimiste irréaliste.

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